Kalaallit : Portraits du Groenland
« Kalaallit » est le terme groenlandais désignant les habitants du Groenland, également appelés Groenlandais, qui exprime une identité commune fondée sur les liens de parenté, l'héritage inuit et un attachement profond à la terre.
« Kalaallit : Portraits du Groenland » est un recueil de courts métrages et d’articles qui explorent la manière dont la tradition façonne la vie communautaire au Groenland. À travers quatre portraits – ceux d’une couturière, de deux danseurs masqués, d’un kayakiste et d’un hôte de village –, nous découvrons comment la tradition se perpétue tout en évoluant dans les pratiques quotidiennes des habitants. Ensemble, ces récits visent à saisir l’esprit dynamique et expressif du patrimoine groenlandais, ainsi que la manière dont il se reflète dans le monde d’aujourd’hui.
Sara-Marie, la couturière
Sara-Marie est une couturière qui confectionne et répare des kalaallisuut, la robe traditionnelle groenlandaise. Ces vêtements précieux se transmettent de génération en génération et sont portés lors des occasions les plus importantes de la vie. La mémoire réside dans les magnifiques tissus, les couleurs et les techniques que Sara-Marie a apprises en observant sa grand-mère. Son art relie le passé et le présent, renforçant ainsi les liens familiaux et communautaires.
Arnaq & Aviaaya, danseurs masqués
Les sœurs Arnaq et Aviaaya perpétuent l’art de la danse masquée groenlandaise, utilisant le mouvement, l’expression et les costumes pour créer des spectacles qui suscitent des réactions viscérales. Ancrées dans des modes ancestraux de compréhension du monde, leurs danses visent délibérément à provoquer la peur et le malaise. On pensait qu’en affrontant ces émotions dans le cadre sécurisant du spectacle, le public apprendrait à relever les défis de la vie avec davantage de résilience, en particulier au sein des paysages sauvages de l’Arctique.
Jacob-Peter, le kayakiste
Champion de kayak et constructeur de kayaks, Jacob-Peter consacre sa vie à un sport et à un artisanat qui sont au cœur du patrimoine groenlandais. Même le mot « kayak » en anglais vient du groenlandais – qajaq. Il rayonne de fierté lorsqu’il parle de cette tradition : l’apprendre, la maîtriser et la partager avec les autres. Pour lui, le kayak incarne une profonde harmonie avec les eaux et les paysages de l’Arctique – une harmonie ancrée dans la signification du mot kalaallit : « peuple de la terre ».
Arnaaraq-Batseba, animatrice du village
Dans son village, Arnaaraq-Batseba porte plusieurs casquettes. Elle est membre du conseil du village, agente de santé et organisatrice du « kaffemik », une rencontre ouverte à tous où l’on partage café, repas et conversations. Grâce à son hospitalité chaleureuse, Arnaaraq-Batseba contribue à entretenir les liens qui unissent les membres de sa petite communauté arctique. Ce reportage offre un aperçu rare de la vie dans un village isolé du Groenland et des personnes qui y ont élu domicile.



